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dimanche 21 mars 2010

CA-JSK : Un nul, aussi cauchemardesque qu'héroique !

Le Club Africain a fait match nul face à la JS Kabylie 1/1. Le but des visiteurs a été marqué par Chargui à la demi-heure de jeu. Réponse de Traore à la 85’. Expulsion d’Alexis et Souissi dès les 20 premières minutes. Le discours qualification est loin d’être clos. La JSK n’est pas une foudre de guerre.
ALEXIS ET SOUISSI OUT- Club Africain – JS Kabylie est chaud, très chaud. Ce derby maghrébin démarre sur les chapeaux de roues. Les contacts physiques sont nombreux et la 14è minute de jeu est le premier tournant du match. Sur une balle anodine Idriss Chargui commet un attentat sur Iffa. Alexis sort de ses gonds. Il dégage violement en direction de l’arbitre qui se sent visé : carton rouge et avertissement pour Chargui. Cinq minutes après, la JSK part en contre, Souissi en dernier défenseur commet la faute sur la ligne des 18 mètres : deuxième carton jaune et le CA évolue à 9 après seulement 22 minutes. A la demi heure de jeu, l’inévitable arrive. Chargui, qui devait être expulsé, bat Iffa dans la surface et son tir croisé trouve les filets de Dkhil. Le Club Africain est assommé. Même quand Messâadi s’infiltre dans la surface de réparation et s’écroule, l’arbitre ne bronche pas et sort le carton jaune pour simulation. Hamza reprend sa place la tête baissée. L’arbitre sifflé la fin du premier calvaire.


ENCORE TRAORE- A la reprise, le CA revient avec un coeur gros comme ça. Les joueurs, généreux dans l’effort ne donnent pas l’occasion à la JSK de s’exhiber. Bien au contraire, ce sont les hommes de Lechantre qui se montrent souvent dangereux. Cette débauche d’énergie est payée cash. Akrout s’écroule pour des crampes et quitte le match, laissant sa place à Traoré. Les 9 rouge et blanc continuent à se battre comme des diables, forçant leur public à se surpasser. La récompense arrive à la 88', quand Traoré recueille un corner de Meriah et de la tête, et remet les deux équipes à égalité. Impensable à la fin de la première période. Il ne se passe plus rien jusqu'à la fin du match. La médiocrité de l’adversaire laisse les jeux ouverts. Au match retour, à 11 contre 11, le Club Africain aura certainement un coup à jouer.






Réduits à 9 joueurs, les Clubistes, poussés par un sursaut d’orgueil, ont failli créer l’exploit. Rien n’est encore joué.
Stade olympique d’ El Menzah, pelouse en bon état , public nombreux, CA-JSKabylie 1-1 (0-1). Arbitrage de Khaled Nouni (Maroc)- Buts d’ Idriss Chergui à la 30’ et Traoré à la 87’. Avertissements: Izao, Taieb, Chamssedine, Mohamed Zini pour la JSK et Dhaouadi, Messâadi et Traoré pour le CA. Expulsions de Souissi et Alexis.
Le corner de Meriah est repris victorieusement de la tête par Traoré qui égalise. Le CA est reveu de loin (Photo A.BELAID)

CA: Dkhili,Ifa, Meriah, Souissi, Bachtobji, Boujelbane, Alexis, Ben Yahia, Dhaouadi, Akrout (Traoré), Messâadi (Awadhi)
JSK: Hadjaoui, Baklam, Farès, Taieb (Chamssedine), Zini, Adaouia, Koulibaly, Cherif Ouazani (Oufouko), Dajar, Oudhal, Chergui
Vingt bonnes minutes de jeu, Ifa est fauché au niveau de son flanc droit, Alexis dégage le ballon, l’arbitre voit rouge et l’expulse du terrain. Le temps de calmer les esprits et voilà que Souissi écope d’un second avertissement, ce qui équivaut à un carton rouge. A neuf contre onze, le déséquilibre des forces en présence allait s’avérer fatal pour un CA qui encaisse le plus normalement du monde un but suite à un contre éclair de Chergui (30’). Le décor ainsi planté laissait présager du pire pour les poulains de Lechantre. Or, le onze clubiste a su puiser dans ses ressources pour non seulement revenir à la marque, mais surtout dominer la rencontre de bout en bout. Une belle leçon de bravoure et de don de soi d’un CA piqué au vif par les décisions d’un arbitre plus que partial. Cela dit, et bien avant le tournant de cette rencontre, la JSK a séduit l’assistance par son jeu léché, ses enchaînements vifs et sa rapidité d’exécution. Cela n’a pas empêché tout de même le CA de se créer les occasions les plus nettes. 10’, ciseau acrobatique de Ben Yahia, repris de la tête par Akrout au-dessus des montants kabyles. 15’, tir cadré de Akrout bien capté par le keeper des «Canaris». En infériorité numérique, dès la demi-heure de jeu, le CA joue en 3-3-2. Ben Yahia repique vers le flanc droit et Ifa passe dans l’axe de la défense. Tant bien que mal, le CA ne baisse pas la garde, malgré le but précoce des visiteurs. 40’, Messâadi est fauché en pleine surface et écope d’un carton...au lieu d’un penalty. La JSK réagit par Taieb qui alerte Dkhili d’une lourde frappe cadrée, détournée par le portier clubiste. Suite à ce sauvetage, Dkhili reste à terre mais l’arbitre fait signe de poursuivre le jeu! Les "Canaris" haussent le ton et Farès s’illustre par ses percées sur le couloir droit. Face à un arbitrage à sens unique, le CA peine à reprendre du poil de la bête mais ne se démobilise toutefois pas.
Le CA se rebiffe
De retour des vestiaires, Farès, encore lui, opère un contrôle orienté de toute beauté, suivi d’un tir en pivot qui faillit faire mouche. Il aura fallu attendre la 49’ pour voir le CA hériter de son premier corner. Wissem Ben Yahia l’exécute et Dhaouadi voit sa tête piquée ricocher sur un défenseur. Le CA insiste et prend carrément le contrôle des opérations. 59’, Dhaouadi perce sur le couloir gauche, sert Akrout sur un plateau qui tergiverse...67’, contrôle de la poitrine de Messâadi suivi d’un tir qui fuse au-dessus de la transversale. Dépité mais nullement abattu, le CA se rue à l’attaque. 69’, Traoré, d’un retourné, rate le cadre. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, et en infériorité numérique, le CA pratique un football de qualité, avec du cœur, de l’engagement et beaucoup de générosité dans l’effort. Si l’on n’oubliera pas de sitôt la prestation énigmatique du désormais tristement célèbre arbitre marocain, Khaled Nouni, les puristes retiendront aussi que le CA a pratiqué son meilleur football en seconde période. Convaincu que le CA pouvait revenir dans le match à n’importe quel moment, le technicien de la JSK injecte un défenseur supplémentaire et sort un attaquant. La fatigue commençait à se faire sentir, côté clubiste, mais les joueurs administrent toutefois une belle leçon de bravoure et de capacité de surpassement. Les visiteurs tentent quant à eux tantôt de geler le jeu, tantôt de l’écarter et de monopoliser le ballon, en opérant par passes courtes et triangulations. Les efforts clubistes allaient toutefois être récompensés par un but de l’incontournable Traoré, à la 87’ de jeu suite à un corner de Meriah. Les cinq minutes de temps additionnel n’apporteront rien de nouveau, mais en dépit du nul frustrant qui a sanctionné les débats, le CA a fait preuve d’une solidarité sans faille et d’un esprit de corps à toute épreuve.

L'Esprérance bat l'ASFA Yenenga 4-1

En match aller du deuxième tour qualificatif de la ligue des champions d'Afrique, l'Espérance Sportive de Tunis s'est imposée face à l'ASFA du Burkina Faso par le score de 4/1 . Match retour dans deux semaines à Ouagadougou. Les sang et or, entreprenants et très généreux pouvaient clore le match dès la première période. Eneramo a raté une Panenka à la fin du match. Voici les buts de la rencontre.















Les «Sang et Or» semblent avoir réglé l’affaire avant le match retour dans une quizaine de jours
Stade 7-Novembre de Radès. Beau temps, public nombreux. Pelouse en bon état. EST bat Asfa Yennenga par 4-1. Mi-temps (3-1). Buts marqués par Ayari (13’), Eneramo (21’), Bouazzi (26’) et Derbali (55’) pour l’EST et par Abubakar (42’) pour Asfa. Arbitrage de M. Mokhtar Amalou (Algérie).
Wajdi Bouazzi, triple la note suite à un service de Msakni (Photo A.BELAID)

EST : Naouara, Ben Amor, Chemmam, Derbali, Ben Youssef, Roger, Korbi, Msakni (Souissi), Bouazzi (Besala), Ayari, Eneramo.
Asfa : Sawadogo, Zonngrana, Ouedraogo, Rabo (Ishola), Gouo, Sako, Amsa, Abubakar, Ocansey, Asaute, Plauge (Ouattara).
L’Espérance a sans doute mis un pied au dernier tour éliminatoire de la Ligue des champions en venant à bout de ces rugueux Burkinabé. Nous avons dit rugueux parce que les adversaires des «Sang et Or» ont parfois abusé du jeu dur et se sont montrés agressifs dans quelques actions du match. Néanmoins, cette équipe d’Asfa Yennenga sait jouer au football et ses jours sont rapides. Son tort cependant est d’être naïve. Cela a donné des ailes aux Espérantistes qui ont su profiter de l’occasion pour scorer à quatre reprises.

Msakni, à la surprise générale

Il y a eu évidemment des nouveautés au sein du onze rentrant espérantiste. Naouara d’abord qui a retrouvé sa place dans les buts. Puis Msakni, à la surprise générale, puisque c’est Darragi qui figurait sur la feuille de match en tant que titulaire à l’entrejeu. Mais ce dernier s’est résigné après la séance d’échauffement et a dû, la mort dans l’âme, suivre les débats de la guérite. En dépit de ce forfait de dernière minute, l’Espérance avait fière allure et abordait le match tambour battant. Dès le coup d’envoi, Eneramo annonce la couleur suite à un coup franc et écrase sa frappe, mais le gardien Sawadogo est à la réception. Le ton était donné et, contre toute attente, les Burkinabé jouaient sans calcul et essayaient de répondre du tac au tac aux «Sang et Or». Mais à ce jeu, les Espérantistes étaient les plus dangereux. Ils parviendront à ouvrir le score par Ayari d’un tir croisé dès la 13’ suite à un centre de Korbi et d’une déviation de la tête de Michael Eneramo. Le scénario idéal en somme. Et les Espérantistes n’allaient pas s’arrêter en si bon chemin. La bande à Faouzi Benzarti profite de la naïveté des Burkinabé pour ajouter un second but à la 21’ consécutif à un centre de Ben Amor et une tête victorieuse d’Eneramo planqué au premier poteau.

Et ça repart de plus belle !

Cinq minutes plus tard, Bouazzi profite d’un service de Msakni pour loger la balle entre les jambes du portier adverse et triple la note (26’). A 3-0, les «Sang et Or» s’étaient quelque peu oubliés, ce qui offrait l’opportunité à Abubakar de réduire la note suite à un tir dévié par Ben Youssef (42’). Ce but n’allait pas semer le doute et Derbali assommera l’adversaire d’un but de la tête suite à un coup franc de Bouazzi (55’). L’Espérance avait mis le turbo et n’eût été ce penalty raté par Eneramo, la note aurait été plus lourde. En dépit de cette occasion ratée, les «Sang et Or» se sont mis à l’abri avant le match retour.

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